Voilà ben que dire de plus...A part que j'ai eu la peur de ma vie cette semaine parce que j'ai évité de peu un partiel le vendredi soir du concert de tokio hotel T.T Mais c'est bon =D Et du coup les filles c'est carrément passé au jeudi donc je rentrerais les 2 week end =D
Bref, c'est pas qu'on s'en fou de ma vie mais bon ^^ Alors enjoy =D
Je commence déjà à me lasser de ce portail et de ces bâtiments tout gris...Le dimanche est passé à peu près aussi vite que le samedi, résultat j'ai rien fais mais chuis crevé. J'aime pas l'école.
Bill traînouille (ndla : quoi ?!! il est très bien ce mot u.u même ma bêta elle le dit alors...) derrière moi, attrape de temps en temps la lanière de mon sac à dos pour remonter à ma hauteur et garde les yeux rivés sur le bitume. Y'a pas que moi qui suis pas en forme !
-- Aller tit frère, émerge, je le bouscule, tu vas pas entrer dans le bahut avec c'te tête ?!
-- Hnnn... !
-- D'accords tu es très beau comme ça, je me moque. Mais quand même.
-- Pas envie.
-- Moi non plus mais j'te signale que je reste pour toi ce soir alors tu pourrais faire un effort.
Il relève les yeux vers moi avec un faible sourire. Lui, il a cogité cette nuit !
-- Pour me faire plaisiiiir, je renchérie avec un immense sourire plein de dents. (ndla : huhu l'est trop con cette expression mais je l'adore !)
-- Si c'est pour toi alors...
Il s'arrête net, secoue la tête de manière à la cachée derrière sa tignasse qu'il n'a même pas prit la peine de mettre en pétard, et reste figée pendant deux minutes. Mais quand il se redresse, le changement est radical : il a un sourire rayonnant accroché aux lèvres, les yeux qui pétilles et le menton relever.
Cette faculté qu'il a à changer d'attitude comme ça m'étonnera toujours...
-- Comment tu fais, je demande mi-moqueur, mi-impressionné.
-- J'ai pensé à l'énorme cadeau que tu vas m'offrir pour toutes les fois où j'ai fait un truc « pour te faire plaisir » !
-- Tu rêves mon grand !
-- J'ai bien le droit nan ?
Je ris et lui hausse un sourcil.
-- Aller viens par là schneke, faut qu'on aille en cours !
-- Youhouuuu ! Les gaaars !
Je grimace sous la puissance sonore et Anna nous tombe dessus dans de grands éclats de rires.
-- Ca va ? Dites, continue-t-elle sans attendre la réponse, vous auriez pas vu Tom ?
-- Tu l'as devant toi, répond mon jumeau le plus sérieusement possible.
-- Haha. Haha. Haha. Non sérieux elle est où ?
Je hausse les épaules et on reprend tranquillement notre chemin vers la salle.
-- Elle doit encore être fourrée aux chiottes, soupira Anna avant de reprendre plus gaiement, et vous alors ? Z'avez passer un bon week end ?!
-- Ca va, je réponds.
-- Beaucoup trop court mais ça va, complète mon double.
-- Trop, s'exclame notre amie. Je commençais tout juste a émerger et paf !! On était lundi matin !
Je suis pas sûr de tout bien comprendre mais il est même pas 8 heures encore alors faut pas trop m'en demander.
-- On va en quoi au faite, demande vaguement Bill.
Heu...Je m'arrête pour le regarder. Anna se retourne vers nous et on soupire tous en même temps. On est pas aller voire l'emploi de temps.
-- Bon, qui se dévoue, lance la brune.
-- Pas moi, je dis en même temps que mon frère.
-- Et pourquoi ?
Je me sens tiré en arrière et me retrouve le cul sur un banc pendant que mon frère rétorque :
-- Parce que t'es la seule debout !
-- Hagna ! Tss...Les mecs, ronchonne-t-elle en partant. M'en fou la prochaine fois c'est vous !
(ndla : Niaaaaaaaaaaaaaaaah !! Ya des gamins qui regardent les Aristocha devant moi !! J'adooore ce truc !!..Hein ? Continuer ? Roh, z'êtes chiant !!...Oui oui, c'est bon !)
Je laisse aller ma tête contre le mur, gardant les yeux ouverts pour ne pas m'endormir, et sens la tête de mon voisin se callée dans le creux de mon épaule.
-- Si tu t'endors j'te laisse ici, je murmure.
-- T'oserai pas...
--...
-- Tu vois.
Bien sur que non je serais pas foutu de le laisser là ! J'aurais pas fait trois pas que, j'me connais, je ferais déjà demi tour pour aller le chercher ! Et lui aussi le sais. Et je sais qu'il ferait pareil pour moi...Moui bon, là j'exagère peut-être un peu, c'est juste un couloir du bahut mais c'est pour vous dire qu'on est rien l'un sans l'autre !
Il se love un peu plus contre moi et mes paupières me défient de les gardées ouvertes plus de trois secondes. Aller (ndla : on s'demandait avec ma bêta, c'est avec un r ou un z là ?...Océéééééééééééééééé !!!) Tomi, courage, c'est pas le moment de t'endormir. T'auras tout le temps pour ça pendant le cours ! Par contre j'ai l'impression que Bill n'a pas résisté longtemps...Sa bonne mine n'était que passagère.
Va falloir qu'on discute tout les deux. En général quand il dort pas de la nuit c'est qu'il remue des idées noires et j'ai pas l'intention de le laisser se morfondre tout seul !
--J'y crois pas ! Vous vous êtes rendormis ?!!
Je relève la tête pour voire Anna, accompagnée de Tia cette fois, se poster devant nous.
-- Ooowh ! Vous êtes trop choupi comme ça !!
-- On va en quoi, je souris.
-- Allemand !
-- Super...
-- Bon, lance Tia, on te laisse réveiller ta belle au bois dormant et vous nous rejoignez devant la salle ? C'est la 113, au premier.
-- Ok.
Elles partent avec un sourire attendri et je me lance dans ma mission : réveiller Billou en douceur.
-- Bill faut qu'on aille en cours...
Aucune réaction. Bon, on passe le niveau supérieur ; je lui secoue légèrement l'épaule.
-- Aller Billou, tu te rendormiras en cours.
-- Hm...
D'accords, niveau trois ! Je le prends dans mes bras, le soulève un peu pour aller glisser mon visage dans son cou et souffle doucement dans sa nuque. Il commence à se tortiller en grognant et je vois un frisson hérisser ses poils jusqu'à son omoplate.
-- Debout.
-- Nan...
-- Je vais quand même pas te porter !
-- ...Si...
J'en étais sûr. J'me fais toujours avoir en plus de ça ! Parce que maintenant, il se lèvera pas tant que je l'aurais pas fait !
Je le lâche pour me lever alors qu'il ne daigne même pas ouvrir les yeux. Il tend les mains vers moi et je lui présente mon dos. Je sens ses bras passer autour de mon cou et attrape ses jambes au niveau des genoux.
-- T'es chiant tu sais ?
-- Chut, je dors, il chuchote en déposant un baiser dans mon cou...
J'amorce ma lente avancée jusqu'à la cage d'escalier, ignorant royalement les regards qui se posent sur nous, et fait une pause au pied des marches.
-- Je suppose que tu veux pas descendre.
-- Nan, répond-t-il avec une voix de gamin –qu'il est !
-- T'as fais quoi pour être aussi nase toi ?
-- Pas dormi...
-- Ca j'avais remarquer. Tu me diras hein ?
-- Hum...Monte.
-- Ah vos ordre m'sieur !
Il rigole légèrement et ça me fait du bien. Je trouve le courage de monter au premier étage avec lui sur le dos en une seule fois ! Mais une fois arriver dans le couloir, il me fait lui-même comprendre que je peux le lâcher.
Il se frotte les yeux en fronçant le nez, me lance un regard reconnaissant et fatigué pour aussitôt venir se réfugier dans mes bras. Je pose ma main sur sa taille et on avance enlacés jusqu'à la salle.
A peine assis, il se couche déjà sur sa table, sa main tenant fermement la mienne. T'en fais pas Billou, je suis là.
OoOoO
Il est 15 heures passées ; le –ou la d'ailleurs, j'en sais rien –prof de chant est à la bourre mais c'est pas moi que ça dérange !
Bill a enfin retrouvé le sourire. D'un côté il a passé la matinée à dormir sur son bureau...
-- Désoléééééé !
Je me retourne pour voire une petite bonne femme, bien enrobée et avec une coupe digne de Chuck Norris (ndla : si vous verriez ma prof de maths...ptdr) se faufiler entre les élèves, une clé brandie devant elle.
-- Je suis en retard, désolé ! Voilà, entrez !!
Des murmures et des rires étouffés se font entendre et nous nous installons bruyamment dans la salle. Je vois mon frère sourire niaisement en passant devant la prof avant que Tia ne m'embarque pour prendre des places.
Au bout d'une demie heure de blablatage inintéressant, madame Wilson –oui parce que notre prof est américaine ; et avec l'accent s'il vous plais ! –se décide enfin à nous faire chanter. Bien évidement, Bill a tout fait pour se faire remarquer pendant ce début de cours pour passer en premier et les choses sérieuses commencent.
-- Alors, vous allez m'interpréter le premier couplet s'il vous plaît.
Il me lance un sourire complice avant d'entonner avec sa voix la plus aiguë ledit couplet.
-- ...Hum, l'interromp la Wilson, vous ne pourriez pas... ?
Il la regarde avec un air franchement étonné et elle se met à couiner :
-- ...Prendre une voix plus...masculine ?
Je me retiens d'exploser de rire mais c'est toute la classe qui s'y met quand Bill hausse son fameux sourcil et fait basculer son poids sur sa jambe droite avec un joli petit déhanché.
-- Hum...Vous...Heu...Vous êtes bien...b-bien un...
Le volume sonore augmente progressivement et mon frère fixe toujours la prof avec son regard interrogateur, imperturbable.
-- SILENCE !!
Les rires cessent, même si on entend encore pouffer, et elle reprend.
-- Vous êtes bien Monsieur Kaulitz, demande-t-elle en appuyant bien sur le « monsieur ».
-- Bah...Ca dépend.
Nouveau éclat de rire qu'elle tente de calmer par un regard assassin qui lui donne l'air d'un...de pas grand-chose en faite...Hum...
-- Comment ça, « ça dépend » ?
-- Ben...Chais pas moi, vous savez pas c'que ça veut dire ?
-- Dites donc jeune homme !
-- Bah alors ?
Et hop, il change de jambe et je vous jure qu'elle est en train de taper un fix sur les trois centimètres de peau qui dépassent sous son t-shirt !
-- Vous vous appelez Bill Kaulitz oui ou non ?!
-- Oui.
-- Bon, alors ?!
Il se contente de hausser les épaules avant de redemander :
-- Je continue ?
-- Moins aiguë s'il vous plait, soupire-t-elle.
Je suis sûr que j'ai vu du dédain dans ses yeux quand il s'est redressé pour commencer. Héhé, tu vas voire Wilson, tu vas pas en croire tes oreilles !
Un silence religieux se fait pendant que mon double chante mais dès qu'il s'arrête, et comme la prof reste les bras ballants sans réaction, les chuchotements reprennent. On le regarde...On ME regarde ; et je peux vous dire que je suis drôlement fière de m'appeler Kaulitz aussi ! Et ouais les gens, c'est mon jumeau ça !!
-- M'dame ?
-- ...
-- Heu...Please ?
Quelques élèves rigolent et la prof émerge enfin de sa léthargie.
-- A-allez vous asseoir.
-- C'est tout ?
-- Oui oui !
-- Bah, on est là pour apprendre non ? Vous avez pas des commentaires, des critiques, des trucs de prof quoi.
-- Heu...remontez votre pantalon et allez vous asseoir.
Bill hausse les épaules et reviens à côté de moi avec le sourire jusqu'aux oreilles. La classe est hilare et le reste jusqu'à la fin du cours.
-- Là j'avoue, me lance Anna, vous êtes forts !
-- Et encore, on s'y est pas mit à deux, je ris.
-- T'as vu comme elle a buguer Wilson ?!! C'était trop excellent quoi, ricane Tia en donnant une tape sur mon épaule. Et après, « remontez votre pantalon », imite-t-elle, trooooop bon !
-- Arf, arrêtez, on va prendre la grosse tête, lance Bill avec une voix pédante (ndla : pour les deux couillons qui connaissent pas : pédant ça n'a rien à voire avec une quelconque orientation sexuelle, c'est juste le contraire de modeste, en gros.)
voilou. Un p'tit chapitre fraternel, owwwwh sont-y pas choupis. Lol
Ca vous a plu???



